Le break* – Renault Maxi 5 Turbo OttOmobile 1/12ème

En septembre 1984, Renault Sport présente sa nouvelle arme lui permettant de lutter contre les Peugeot 205 Turbo 16, Audi Quattro et autres Lancia S4 en rallye : la Maxi 5 Turbo. OttOmobile vient de commercialiser au 1/12ème la version bleue, blanc, rouge qui a remporté le Tour de France Auto 1985 aux mains de Jean Ragnotti. lov4wheels vous présente cette nouveauté et revient sur la riche histoire de Supercar, la Renault 5 !

Présentée en 1972, le Renault 5 va très vite s’imposer dans le paysage automobile français. Disponible uniquement en trois portes et en deux finitions L et TL, la gamme s’élargit rapidement avec l’arrivée de la LS en 1974, de la version société en 1975 et de la version GTL reconnaissable à ses larges protections latérales en 1976.  Cette même année, la R5 accueille une version sportive : l’Alpine ! La puissance passe alors à 93 ch et la R5 Alpine dépasse les 170 km/h.

1972 : voilà la Renault 5 – photo Renault
Avec ses protections latérales, la GTL va séduire les citadins – photo Renault

En parallèle, la gamme se développe fortement en dehors de nos frontières et des modèles inconnus en France voient le jour. Il en est ainsi, en 1974, de la Renault Siete, une R5 à trois volumes avec une malle apparente. En 1975, la R5 est présentée officiellement aux USA. Elle y est commercialisée l’année suivante. Adaptée aux normes locales, cette R5 qui prend le nom de Le Car bénéficie de pare chocs spécifiques et ses phares deviennent ronds.

Voici la Le Car ! La R5 débarque aux USA – photo lov4wheels

En 1978, la R5 1300 Automatic est commercialisée et la gamme accueille ses premières séries limitées avec notamment la Le Car qui reprend une décoration inspirée des modèles vendus outre-Atlantique.

Cette même année, Renault présente celle qui va devenir sa nouvelle arme en rallye, la R5 Turbo ! Reprenant la coque de la R5, cette dernière s’en distingue fortement par son moteur équipé d’un turbo qui se retrouve placé à l’arrière et par son incroyable silhouette. Devenue stricte deux places, la Turbo bénéficie également d’un habitacle spécifique avec un tableau de bord et un habillage très design. Cette version est assemblée dans l’usine Alpine de Dieppe.

Renault 5 Turbo, la nouvelle arme de Renault Sport en rallye. Son moteur Turbo de 160 ch est implanté à l’arrière – photo Renault
L’habitacle de la R5 Turbo – coloré mais bigrement sympathique ! – photo Renault

En 1980, la R5 est profondément restylée avec l’apparition de versions à 5 portes et d’une nouvelle planche de bord. En 1981, l’Alpine devient Alpine Turbo grâce à l’apport d’un turbo qui lui permet de développer la puissance de 110 ch. La gamme accueille également une version chic avec la TX qui bénéficie des jantes alliages issues des modèles Le Car et de nombreux équipements haut de gamme.

En 1982, la Turbo devient Turbo 2 et adopte la planche de bord traditionnelle de la R5.

A partir de l’année 1983, alors qu’elle est encore en tête des ventes en France, Renault multiplie les séries spéciales pour la maintenir à ce niveau. Il faut dire que la R5 commence à accuser le poids des ans et que la toute récente Peugeot 205 lui donne un sacré coup de vieux ! En 1984, la R5 voit arriver dans son rétroviseur celle qui sera plus Cinq que la Cinq, la nouvelle R5 dénommée Supercinq ! Celle qui avait été surnommée par la pub Supercar s’efface alors tout doucement vers la retraite. Pendant ses 12 années de carrière, elle aura été fabriquée à près de 6 millions d’exemplaires. Un véritable succès pour Renault, en France mais aussi dans de nombreux pays du monde.

Au niveau sportif également, Supercar aura permis à Renault de remporter de nombreux lauriers ! La Turbo présentée en 1978 est rapidement engagée sur les routes du Championnat du monde des rallyes et remporte de nombreuses victoires aux mains de Jean Ragnotti et de François Chatriot. Avec l’arrivée des Peugeot 205 Turbo 16, des Audi Quattro et autres Lancia S4, la R5 devient moins compétitive et Renault Sport présente en septembre 1984 une nouvelle évolution de la Turbo dénommée Maxi 5 Turbo. Elle développe désormais 350 ch pour 905 kg.

La Maxi 5 Turbo, une bête de course prête à « bouffer du Lion » – photo Renault

Voici ce qu’en disait Jean-Pierre Malcher lors d’un essai réalisé pour Auto Hebdo en 1985 (n°475, 13 juin) : « La Maxi 5, bien que surnommée parfois ‘’le break’’ par ses pilotes, par référence au support d’aileron arrière, est incontestablement agressive, surprenante et malgré tout assez sympathique. Lorsqu’on la contemple de face, avec ses monstrueux projecteurs longue-portée intégrés, on peut se demander ce qu’il reste de la Renault 5 ? Tout juste les deux projecteurs principaux au regard si doux. Pour le reste, cette R5 n’est que prises d’air, bavettes, ailerons, élargisseurs d’ailes, bas de caisse, etc. […] Etalonnage donc sur l’anneau de vitesse de Montlhéry : le compteur est pessimiste. 85 chrono pour 80 compteur et 170 pour 160. Au cours de ces premiers tours de roues je peux déjà constater deux choses. Primo, la position de conduite est excellente, secondo, le moteur se montre fort civil. Souple, silencieux… surprenant ! Mais on a assez tergiversé, il est temps de passer aux choses sérieuses. 350 ch, 43 mkg, 900 kg et le tout sur une patinoire, cela ne va pas être facile. […] Je suis littéralement surpris par la souplesse de ce petit moteur aux reprises de V8 atmosphérique ! […] le moteur de la Maxi 5 Turbo constitue un véritable chef d’œuvre de mise au point. […] Au cours de ces premiers tours chronométrés réalisés dans des conditions difficiles, j’ai pu observer que la tendance naturelle de la R5 Turbo – due à son architecture – reste de mise : sous-virage à l’accélération en sortie de virage serré mais surtout, et c’est déjà plus gênant, nette tendance au survirage en courbe rapide… Sur le circuit de Monthléry, à la sortie des « S du gendarme » se trouve une courbe à gauche qui, sur le sol sec se négocie à fond sans problème même avec les voitures les plus rapides. Avec la Maxi 5 par ce temps de chien, la politique de « l’œuf sous le pied » me parait très recommandable. Et même dans ce cas, il n’est guère nécessaire de tourner le volant pour prendre cette courbe, un filet de gaz suffit pour faire dériver l’arrière qui ne demande que cela. Vraiment fine, délicate dans ces conditions la Maxi 5 ! J’admire ses pilotes… »

La Maxi 5 Turbo fait la Une d’Auto Hebdo en juin 1985 – photo lov4wheels
La Maxi 5 Turbo est essayée par Jean-Pierre Malcher pour Auto Hebdo en juin 1985 – photo lov4wheels
La Maxi 5 Turbo lors du Tour de France Auto 1985 – photo Auto Hebdo

Vingt modèles de la Maxi 5 Turbo seront produits et commercialisés. La voiture remportera de nombreuses épreuves et notamment le Tour de France Auto 1985 avec l’équipage composé de Jean Ragnotti et de Pierre Thimonier.

C’est cette voiture qui a été reproduite par OttOmobile au 1/12ème.

Un jouet d’adulte**

Après avoir commercialisé la Renault Maxi 5 Turbo du Tour de Corse 1985, OttOmobile a rapidement présenté une nouvelle version de cette Maxi 5 à la demande de ses nombreux fans n’ayant pu se procurer la première version éditée en série limité. Cette nouvelle édition porte le numéro 1 sur ses portières, il s’agit de la monture utilisée par Jean Ragnotti lors du Tour de France Auto 1985. Editée à 1500 exemplaires également, cette voiture est encore disponible sur la boutique internet du fabriquant.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

Comme à l’accoutumée, cette miniature est fabriquée en résine et livrée dans une boîte la protégeant des aléas du transport.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

Si, dans Auto-Hebdo, Jean-Pierre Malcher trouvait que la Maxi 5 Turbo était « incontestablement agressive, surprenante et malgré tout assez sympathique », plus de trente ans plus tard nous pouvons évoquer les mêmes qualificatifs face à la Maxi 5 Turbo d’OttOmobile. Même réduite douze fois, cette Renault 5 dégage une impression très forte de puissance. Elle semble prête à bondir et nous l’imaginons parfaitement virevolter dans les virages. Bref, vous l’avez compris, une fois de plus OttOmobile réalise un sans-faute sur cette nouvelle miniature.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

La silhouette de la Maxi 5 Turbo est parfaitement reproduite avec ses impressionnantes prises d’air, son aileron rapporté et sa batterie de projecteurs longue-portée situés à l’avant. Même les clignotants avant issus de la Citroën Dyane (et de la Berlinette Alpine) sont reconnaissables !

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

La décoration est fidèle et les nombreux marquages apposés sur la voiture sont parfaitement positionnés.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

De nombreuses pièces rapportées permettent de rendre cette miniature encore plus réaliste à l’instar des plaques de rallyes ou des crochets de remorquage situés à l’avant et à l’arrière.

Nous retrouvons avec plaisir les très belles jantes blanches Speedline (c’est marqué dessus) sur lesquelles on aperçoit les boulons et la valve de gonflage du pneu.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

L’intérieur n’est pas en reste et, même si cette miniature ne bénéficie d’aucun ouvrant, on se rend bien compte en regardant par les vitres que la réalisation de cet habitacle n’a pas été bâclée. Tous les accessoires sont présents et l’assemblage est parfait.

Bien qu’il comporte quelques parties détaillées, le châssis ne bénéficie pas d’autant de réalisme et il reste assez sommaire. A noter que la plaque affichant le numéro de la miniature est beaucoup plus élégante que sur d’autres modèles OttOmobile.

Que manque-t-il à cette miniature ? Rien… elle est parfaite ainsi !! Bravo OttOmobile pour cette nouvelle réalisation. Nous avons maintenant hâte de découvrir vos nouvelles voitures de rallye à cette échelle.

La Renault Maxi 5 Turbo d’OttOmobile au 1/12ème – photo lov4wheels

* Le break : surnom donné à la Renault Maxi 5 Turbo par ses pilotes en raison de la forme arrière de la voiture
** Un jouet d’adulte : titre de l’article présentant l’essai de la Maxi 5 Turbo publié dans le n°475 d’Auto Hebdo en 1985


Renault Maxi 5 Turbo Tour De France Auto 1985 (source OttOmobile)
Voiture mythique, la Renault 5 Maxi Turbo a brillé entre les mains expertes de l’acrobate Jean Ragnotti. Le pilote français, après s’être imposé au Tour de Corse, a enchaîné les victoires avec la Maxi. Dans une voiture recouverte de son iconique livrée « Philips » Bleu, Blanc, Rouge, « Jeannot » a su battre les belges à domicile aux 24 Heures d’Ypres avant de s’imposer sur le Tour de France Auto ! Une épreuve allant de Paris à Nice où les R5 Maxi Turbo étaient très attendues. Après l’abandon rapide de Didier Auriol, Jean Ragnotti était la seule chance de victoire pour la marque au losange. Ce sera chose faite le 29 septembre 1985 à Nice. Jean Ragnotti remportait, ainsi, une seconde victoire consécutive sur cette épreuve : sa dernière victoire majeure avec la R5 Maxi Turbo… qu’il troquera dès 1986 pour une Renault 11 Turbo.

Référence : G038
Echelle : 1/12eme
Couleur : Tour De France Auto 1985
Année : 1985

Cliquer ICI pour accéder au site d’OttOmobile


Sauf mention spécifique, toutes les photos présentées dans cet article sont la propriété de l’auteur de l’article.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Nicolas Jobard dit :

    Hello Guillaume. Vraiment sympa ton blog. Je découvre. J’espère que tu vas bien. À bientôt. Nico

    Aimé par 1 personne

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